Fichiers couvertsTAJ · casier B1 · casier B2Requêtes en effacement, rectification et réhabilitationParis
Une relaxe, un classement sans suite, une condamnation ancienne : la mention survit à la procédure et ressort à chaque enquête administrative. Elle se retire sur requête, et c'est votre situation qui dit laquelle.
Le procureur de la République ordonne l'effacement des données personnelles en cas de relaxe ou d'acquittement devenus définitifs.
Le texte ne s'applique pas tout seul. Il faut le saisir, le motiver, et viser le parquet qui détient la fiche.Présentation du serviceles deux fichiers, les deux voies
La fiche telle qu'elle est aujourd'hui, et l'avancement de la requête. Le même écran que nous, sans délai de rafraîchissement.
Fiche au traitement d'antécédents
Avancement
Dépliez celui qui vous ressemble : il dit le texte qui fonde la demande, à qui elle s'adresse, à quel moment elle peut partir et ce qu'elle obtient.
C'est la voie la plus rapide, et celle que presque personne ne connaît. Six mois après la condamnation, le tribunal qui a jugé peut exclure la mention de votre bulletin nº 2, sur simple requête. Le texte dit que cette exclusion « emporte relèvement de toutes les interdictions, déchéances ou incapacités de quelque nature qu'elles soient résultant de cette condamnation » : elle règle donc l'interdiction en même temps que l'inscription. Elle vide aussi le bulletin nº 3, qui ne relève que ce qui n'est pas exclu du nº 2. Et elle en ouvre une autre : l'effacement du fichier d'antécédents n'est recevable que si le bulletin nº 2 ne porte plus aucune mention pénale. Elle ne s'applique pas aux condamnations prononcées pour les infractions de l'article 706-47.
Ici l'effacement est la règle et le maintien l'exception. Le procureur peut prescrire le maintien, mais il doit alors en aviser la personne, et les données reçoivent une mention qui les rend non consultables dans les enquêtes administratives. Si vous avez reçu un tel avis sans le comprendre, c'est une pièce du dossier : apportez-la.
Attention à ce que le texte dit vraiment : après un classement sans suite, les données ne sont pas effacées, elles « font l'objet d'une mention », sauf si le procureur ordonne l'effacement. Mais cette mention a un effet précis, et c'est souvent elle qui règle le problème : les données mentionnées ne peuvent plus être consultées dans les enquêtes administratives, c'est-à-dire celles du CNAPS, de la préfecture et des embauches sensibles. Donc si une carte vous a été refusée après un classement, la première question n'est pas « comment effacer » mais « la mention qui me protège a-t-elle été portée ». Le motif d'insuffisance de caractérisation reste le meilleur argument pour obtenir, en plus, l'effacement pur et simple.
Prescription, recherches infructueuses, médiation, rappel à la loi : même régime, la mention est portée et l'effacement relève de l'appréciation du procureur. La requête se gagne sur ce que l'inscription vous coûte concrètement aujourd'hui. Un refus de carte professionnelle daté et écrit vaut mieux que trois pages d'arguments.
Le texte donne au procureur un délai de deux mois pour se prononcer. Passé ce délai, le silence vaut refus, et le refus se conteste devant le président de la chambre de l'instruction. Et à défaut d'effacement, il reste la mention : la fiche est maintenue pour les besoins de la police judiciaire mais cesse d'être consultable lors des enquêtes administratives. Pour un refus du CNAPS ou d'une préfecture, cela règle le problème aussi bien que l'effacement.
Si vous ne faites rien, certaines condamnations sortent seules du bulletin nº 2 : cinq ans après qu'elle est devenue définitive pour une peine prononcée sans sursis en application des articles 131-5 à 131-11 du code pénal, trois ans pour une peine de jours-amende, trois ans après leur paiement pour les amendes forfaitaires délictuelles. Une condamnation assortie du sursis en sort dès qu'elle est non avenue. C'est la date qui compte le plus en pratique, parce que c'est elle qui rend recevable la demande d'effacement du fichier d'antécédents.
Pour les décisions concernant un mineur, le retrait du casier judiciaire se décide dans les conditions prévues à l'article L. 631-4 du code de la justice pénale des mineurs. Le retrait fait disparaître la décision du bulletin nº 1, donc de tous les bulletins.
Le même article ouvre une voie propre aux jeunes majeurs : trois ans après la condamnation, le retrait du casier peut être prononcé « si le reclassement du condamné paraît acquis ». Deux conditions s'y ajoutent, et elles sont littérales : les peines privatives de liberté doivent avoir été subies, et les amendes doivent avoir été payées. C'est donc la date de paiement, encore une fois, qui commande.
Elle joue seule, personne n'a à la prononcer. Trois ans pour une amende ou des jours-amende, et le texte est précis sur le point de départ : « à compter du jour du paiement de l'amende ». Cinq ans pour une condamnation unique à un emprisonnement n'excédant pas un an ou à une peine autre, à compter de l'exécution. Dix ans pour un emprisonnement n'excédant pas dix ans. Les délais sont doublés en état de récidive légale, et pour une condamnation avec sursis ils courent du jour où elle est non avenue. Une condamnation nouvelle tombée dans le délai empêche la réhabilitation d'être acquise. Sans la date exacte de paiement, le compteur n'a jamais démarré : c'est la donnée qu'il faut retrouver avant toute chose.
Elle s'obtient avant le terme légal, sur requête : un an pour une peine contraventionnelle, trois ans pour une peine correctionnelle, cinq ans pour une peine criminelle. Son point de départ n'est pas le même que celui de la réhabilitation de plein droit, et c'est un piège : pour une amende, il court du jour où la condamnation est devenue irrévocable, et non du jour où elle a été payée. Pour une peine privative de liberté, il court de la libération définitive.
Quand c'est une peine complémentaire qui vous ferme la profession, l'effacement du fichier ne sert à rien : c'est l'interdiction elle-même qu'il faut faire tomber. La requête en relèvement se dépose six mois après la décision initiale, et en cas de refus une nouvelle demande ne peut être présentée que six mois après ce refus. À noter : l'exclusion de la mention au bulletin nº 2 emporte déjà, à elle seule, relèvement de toutes les interdictions résultant de la condamnation.
Six questions suffisent à ranger votre dossier dans l'un des onze cas, à nommer le texte applicable et à dire ce que la requête a de chances d'obtenir.
Le TAJ et le casier judiciaire sont deux fichiers distincts, tenus par deux administrations différentes, et ils ne s'effacent pas par la même voie. Un casier vierge n'empêche pas une fiche au TAJ de ressortir : c'est la confusion qui coûte le plus de dossiers.
Deux mois sans réponse du parquet valent décision de refus. Le délai de recours commence alors à courir, et il ne se rouvre pas.
Trente-huit professions font vérifier le bulletin nº 2, interroger le fichier TAJ, ou les deux. La liste n'est pas là pour faire peur : elle dit qui décide.
Le CNAPS refuse ou retire la carte professionnelle sur une simple fiche au TAJ, sans condamnation. Le refus se conteste, d'abord par recours gracieux, ensuite devant le tribunal administratif.
Voir la procédure 02La préfecture refuse l'inscription au registre ou retire la carte après une enquête administrative. L'honorabilité s'apprécie, elle ne se constate pas : c'est ce qui rend le recours possible.
Voir la procédure 03Le bulletin nº 2 est demandé au recrutement, et l'enquête administrative interroge le TAJ. Une mention n'interdit pas l'emploi : elle doit être incompatible avec les fonctions.
Voir la procédureLa date des faits, la suite judiciaire, le fichier qui vous bloque. C'est la seule chose qu'on vous demande d'écrire.
Le dossier est rangé dans l'un des onze cas. Si aucun ne tient, l'instruction s'arrête à cet écran et rien n'est facturé.
La requête est produite avec ses visas, ses pièces et son destinataire exact, puis signée par un avocat. Elle part en recommandé le jour même.
L'accusé de réception, le délai observé au parquet saisi, la relance à huit semaines, la décision. Vous voyez la même chose que nous.
À Monsieur le Procureur de la République
près le tribunal judiciaire de Paris
3Vu l'article 230-8 du code de procédure pénale,
Vu l'avis de classement sans suite du 4 novembre 2019,
Vu la copie de la pièce d'identité du requérant,
1Le requérant a fait l'objet, le 12 septembre 2019, d'une mise en cause du chef de vol simple. La procédure a été classée sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée.
2Cette mention, toujours portée au traitement d'antécédents judiciaires, lui a valu un refus de carte professionnelle opposé par le CNAPS le 3 février 2026.
4PAR CES MOTIFS, il est demandé l'effacement de la fiche. Fait à Paris, le 12 mars 2026.
La requête part en recommandé avec avis de réception. C'est cette date, et elle seule, qui fait courir les deux mois au terme desquels le silence vaut refus.
Tant qu'il court, la mention reste lisible par l'administration qui vous recrute. Les onze cas permettent tous d'en sortir avant son terme, et c'est le délai restant qui décide quelle requête on dépose.
Le fichier TAJ art. R40-27 CPP
Le casier judiciaire art. 133-13 CP · 782 CPP
Les honoraires sont fixés par convention écrite avant le dépôt, et annoncés une fois le cas qualifié : ils dépendent de la voie à prendre, pas d'un catalogue.
Le questionnaire, l'identification du fichier et du texte applicable, la probabilité annoncée. Vous savez si votre dossier tient avant d'engager quoi que ce soit.
Une requête en effacement au parquet et une requête au tribunal ne demandent pas le même travail : l'une est un acte écrit, l'autre comprend une audience. La convention dit le montant, ce qu'il couvre et ce qu'il ne couvre pas.
convention d'honoraires signée avant tout dépôt · art. 10 loi du 31 décembre 1971
Quatre promesses que fait le marché et qu'on ne tiendra pas, parce qu'elles sont fausses. Les lire maintenant fait gagner un rendez-vous à tout le monde.
La décision appartient au procureur, et il refuse. Sur les cas de droit, le refus reste rare ; sur un classement motivé autrement, il est courant. On annonce la probabilité avant d'encaisser, pas après.
Celui que votre employeur peut vous demander ne porte que les condamnations les plus lourdes, et il se vide tout seul. Si c'est votre seul problème, vous n'avez besoin de personne.
Une requête, un prix, une réponse. Un dossier d'effacement ne dure pas douze mois et ne se renouvelle pas.
Le questionnaire sert à refuser. Quand la fiche est hors délai ou que les faits sont en cours d'instruction, l'écran le dit et la facture ne s'ouvre pas.
Deux décisions réelles, dont une perdue. Le contentieux de la carte professionnelle se joue sur la proportionnalité, rarement sur la procédure.
« Ces faits isolés ne sauraient, à eux seuls, être de nature à justifier la mesure de refus de renouvellement de sa carte professionnelle. »
La cour annule le refus du CNAPS et le jugement du tribunal administratif qui l'avait validé. C'est le terrain qui gagne le plus souvent : la proportionnalité entre des faits anciens ou isolés et une interdiction d'exercer.
Lire la décision sur Légifrance« Le moyen tiré du défaut d'habilitation de l'agent ayant consulté le fichier de traitement des antécédents judiciaires doit être écarté. »
Requête rejetée. Attaquer la régularité de la consultation du fichier ne suffit pas : l'habilitation se présume dès lors qu'elle précise limitativement les motifs de consultation. On la cite pour dire ce qui ne marche pas.
Lire la décision sur LégifranceCes décisions sont inédites au recueil Lebon : elles illustrent une tendance, elles ne font pas jurisprudence. Chaque dossier s'apprécie sur ses pièces.
Ce sont les questions réellement tapées sur le sujet. Les réponses valent orientation, pas consultation.
Oui, mais tard : vingt ans en principe pour un crime ou un délit, cinq ans si vous étiez mineur, jusqu'à quarante ans pour les faits les plus graves. Tant que le délai court, la mention ressort à chaque enquête administrative. C'est pour cela qu'on dépose une requête au lieu d'attendre.
Il n'y a pas de téléservice. On exerce son droit d'accès auprès du procureur de la République du lieu de la procédure, ou par la voie indirecte auprès de la CNIL. Un indice fiable en attendant : un refus d'agrément ou de carte professionnelle alors que votre bulletin nº 3 est vierge vient presque toujours du TAJ.
Le casier judiciaire enregistre des condamnations prononcées par un tribunal ; le TAJ enregistre des mises en cause, même quand l'affaire est classée. Deux administrations différentes, deux procédures d'effacement différentes. Un casier vierge n'empêche pas une fiche au TAJ de ressortir.
Par la réhabilitation légale, trois ans après une amende, cinq ans après une peine correctionnelle unique, dix ans en cas de pluralité, comptés de l'exécution complète. Avant ce terme, le tribunal peut exclure la mention sur requête, au titre de l'article 775-1 du code de procédure pénale.
Le délai observé va de trois à quatorze semaines selon le parquet saisi. Au-delà de deux mois sans réponse, le silence vaut décision de refus, et ce refus ouvre un recours devant le président de la chambre de l'instruction.
Non. Un classement n'est pas une condamnation : il ne figure sur aucun bulletin. Mais il reste inscrit au TAJ, et c'est ce fichier-là que consultent le CNAPS, les préfectures et les enquêtes administratives de recrutement.
Le bulletin nº 2 du casier judiciaire et, par l'enquête administrative, le traitement d'antécédents judiciaires. Une mise en cause sans condamnation suffit donc à fonder un refus, parce que le texte vise le comportement et non la condamnation.
Oui, le texte n'exige pas un casier vierge : il écarte les comportements contraires à l'honneur, à la probité ou de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes. C'est une appréciation, et c'est ce qui rend le refus contestable.
Ce que l'écran vous rend
Aucun compte à créer, aucune carte à sortir. À la fin, vous savez quel texte vous couvre, à quel parquet la requête s'adresse et ce qu'elle a de chances d'obtenir.